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Une peinture du lieu

On pourrait dire de le peinture de Maya Le Meur qu’elle est une peinture « paysagère », entendons par-là une peinture qui au fil des saisons s’imprègne du paysage, et dans cette imprégnation désormais inscrite sur le papier – et dont les encres, l’aquarelle, plus rarement l’huile, sont les moyens – nous restitue dans la lumière d’un après-midi d’été, mais ce peut, tout aussi bien, l’automne déjà, une densité fluide que nous n’avions d’abord pas perçue, sur laquelle nous ne nous serions pas retournés: une présence.

Kenneth White appelait cela une « géopoétique ».

On trouve dans la dernière inspiration qui est la sienne, des montagnes, et pas de plaines ni de déserts; des mers houleuses ou calmes, mais pas de bateaux, pas de marins, pas de maisons si belles fussent-elles; des arbres, des arbres encore, et du silence, des fleurs dans un certain désordre, offertes, mais pas de bouquets et jamais un vase; des pivoines qui ne sont pas là par hasard, mais plantées sans doute de la main jardinière que jamais on ne verra, pivoines dont la masse rouge, généreuse, sensuelle ouvre sur un jardin rêvé dans le silence du soir qui vient, donc dans la lumière qui tombe. Et tout cela sans inquiétude perceptible, dans le bonheur du lieu, du temps, de la présence du présent. Soit un monde habité comme par lui-même. 

On laisse aux curieux le soin de voir


Maya
Le Meur

Artiste peintre
lemeurmaya@gmail.com
+33 06 67 60 59 98

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